Les magiciens du Bordelais !

20200213_175204

Trop chers, trop boisés, trop prétentieux et pas assez bio ? Halte au Bordeaux bashing ! Le vignoble girondin tord le cou aux idées reçues et effectue son grand come-back sur la scène viticole.Plus de 60% de sa surface est aujourd’hui certifiée par une démarche environnementale, grâce à une ribambelle de toqués du raisin engagés sur le front des labels vertueux.

20200214_103832

Jean-Yves Millaire – Digne Héritier

Installé du côté de Fronsac, ce travailleur acharné a repris et convertis en bio l’exploitation de son grand-père en 1998, avant d’incliner vers la biodynamie et décrocher le label Biodyvin.

Lorsque vous avez repris les vignes de votre grand-père, elles étaient en conventionnel ? 

Jean-Yves Millaire : Figurez-vous que les vignes de mon grand-père étaient en bio, à l’époque, c’est à dire dans les années 50, car toutes les propriétés du coin l’étaient… On traitait alors avec de la bouillie bordelaise et du soufre.

Votre grand-père faisait donc du bio sans le savoir ?

J-Y.M. : Exactement ! comme toutes les vignes à l’époque, il faisait preuve de bon sens paysan.

Etes-vous intégralement en biodynamie ?

J-Y.M. : Oui, sur l’ensemble du domaine. Les vignes que nous avons reprises, nous les avons converties.

En bio et biodynamie, tout se passe quasiment au moment de la pousse. C’est le travail de la vigne qui prime ?

J-Y.M. : Oui, 90 à 95 % du travail est fait au niveau de la vigne. Le chai, c’est la suite logique mais si on n’a pas une bonne matière première, des raisins sais, c’est très compliqué.

Au fil du temps, vos vignes sont beaucoup plus résistantes et s’autorégulation…

J-Y.M. : Les premières années, quand on commence une conversion, il faut faire attention aux doses de cuivre et de soufre. Il ne faut pas faire n’importe quoi, parce que les vignes ne sont pas encore assez resistantes. Avec les préparations biodynamiques et le travail du sol, on a un enracinement de la vigne qui est beaucoup plus profond et celle-ci est plus résistante, justement.

Et la qualité du raisin s’en ressent ?

J-Y.M. : Oui, nous avons vraiment de beaux raisins qui arrivent au chai, avec des fruités très précis. Cela donne des vins très gourmands et faciles à boire hors jeunesse.

On entend souvent que la biodynamie et le bio sont des modes de production beaucoup plus exigeantes que le conventionnel, est-ce vrai ?

J-Y.M. : Ceux qui se lancent aujourd’hui dans le bio sans aucune conviction, uniquement pour des raisons économiques, seront rapidement confrontés à l’échec. Cela demande plus de travail, d’attention, d’entretien et de prévention au vignoble. Mais le jeu en vaut la chandelle.

[Baptiste Manzinali, Thomas Le Gourriec et Serge Adam]
20200214_121450

Retrouvez-nous sur Prowein ! #vigneronsdenature #organicwine #vinbio #biodyvin

 

Pour toute information : contact@vignerons-de-nature.fr

Ou par téléphone au : +33 (0)4 27 10 83 73

Publié par admin le 17 février 2020

Étiquettes :

[hupso]